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Pourquoi Hike5

Jour 34 · Étape 24

Chiclana de la Frontera → Playa de El Palmar

Plage sans fin

6 mars

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Traduit par IA du texte en néerlandais · Lire l’original

5 min de lecture
27,5 km
149 mdénivelé +
131 mdénivelé −
33 mpoint haut
5 h 20en marche
☁️ 16 °CMétéo

Sentiers GR 145 Sendero Europeo Arco Atlantico 14 sur 27 km

Quand on se réveille dans notre petite tente, il commence tout juste à pleuvoir. On regarde Buienradar, qui fonctionne heureusement aussi ici en Espagne, et on voit qu'il va pleuvoir au moins jusqu'à 10 h. On hésite un instant à se retourner et à rester couchés, mais un coq en plein jetlag nous a régalés de ses cocoricos toute la nuit, alors, malgré la tentation, on décide quand même de marcher jusqu'au camping suivant. On a concocté une balade variée qui commence dans l'arrière-pays et longe ensuite la côte. La tente est trempée quand on la plie, mais heureusement il ne pleut plus aussi fort. Il ne bruine plus qu'un peu quand on quitte le camping et qu'on marche le premier kilomètre le long d'une grande route. Il y a beaucoup de flaques, mais heureusement les Espagnols les contournent largement. On quitte la grande route pour un chemin de terre. Ici, ce sont souvent tout simplement des routes ordinaires qui desservent des maisons. Il y a un peu de circulation, qui essaie là aussi d'éviter les nids-de-poule pleins d'eau. Une dame sympa qui emmène son enfant à l'école s'arrête après nous avoir dépassés, fait marche arrière et nous demande si on veut monter. Super gentil, mais on décline. On n'aurait pas voulu lui infliger ça de toute façon, nous avec nos gros sacs et nos vêtements de pluie trempés. Peu après, heureusement, il fait de nouveau sec et on sort des habitations.

On traverse un bois plein de chênes dont l'écorce a été retirée sur les 2 mètres du bas. Ce sont des chênes-lièges, de beaux vieux arbres. Les chemins de sable rouge tranchent sur le vert profond des arbres et les bruyères en fleur sur les bas-côtés. Un peu plus loin, on suit une route goudronnée sur quelques centaines de mètres, puis on tourne à droite dans un bois. À l'entrée du chemin forestier, on voit un panneau avec un texte que notre appli de traduction rend par « interdit d'emporter des ananas ». On est en pleine forêt, donc ça devrait aller 😉. Par précaution, on traduit aussi le deuxième panneau qu'on croise : « coto privado de caza », ce qui veut dire qu'on entre dans une chasse privée. Ça, c'est un peu plus embêtant, mais Google nous apprend qu'on a le droit de la traverser à pied et que la saison de chasse en Andalousie viendrait de se terminer. On est quand même contents d'avoir nos housses de pluie orange fluo sur les sacs, qui nous rendent un peu plus visibles. Heureusement, on ne croise ni chasseurs ni chiens de chasse, et c'est un coin de nature magnifique. Ce bois s'étend jusqu'à la côte, quelques kilomètres plus loin. On traverse brièvement une zone de dunes et on se retrouve en haut d'une falaise splendide, avec vue sur l'océan. Ça reste un spectacle grandiose...

Même le soleil fait une brève apparition. On suit le sentier en haut des falaises et on arrive à la petite ville de Fuente del Gallo, où, à cause de la marée haute, on ne peut malheureusement pas passer par la plage ; on doit donc continuer à travers les habitations. Quand on retrouve la mer un peu plus tard, le vent se lève et il se met à pleuvoir fort. La température chute nettement. On marche un moment sur la plage jusqu'à une rivière qui se jette ici dans la mer, le Rio Salado. On la traverse par un pont et, à partir de là, on continue à travers les dunes, à quelques centaines de mètres à l'intérieur des terres. Entre-temps, il fait franchement mauvais et il pleut des cordes. On accélère le pas pour se garder un peu au chaud, jusqu'à ce qu'on tombe sur une autre rivière qui traverse la plage. On voit les restes d'un pont, mais aucun autre moyen de passer par-dessus ou de la contourner. Nos chaussures sont déjà complètement trempées, alors le choix est vite fait : on passe en plein dedans. Avec de l'eau jusqu'au-dessus des mollets, on traverse à gué. Allez, on passe encore la vitesse supérieure pour arriver plus vite au camping. Avec ce temps de tempête, il y a de grosses vagues sur l'océan et on voit plein de surfeurs sur la plage. Il y a pas mal de camping-cars et de voitures avec des planches de surf sur le parking qu'on traverse. Près de l'un des vans, un surfeur bien cool est installé sur une petite chaise sous le hayon, les jambes en l'air, une casserole sur un réchaud, et il nous interpelle. Il nous demande si on aime les spaghettis et montre la casserole. Très tentant, mais on est complètement trempés et gelés, alors cette offre généreuse aussi, on doit malheureusement la décliner. Mais aujourd'hui montre encore une fois à quel point les gens sont gentils ! Il reste environ trois kilomètres jusqu'au camping, la plupart sur une petite route le long de l'océan, bordée d'innombrables petits restos et bars fermés. On partage la côte avec des surfeurs et quelques autres randonneurs. On est contents d'arriver au camping et d'avoir la tente montée. La douche est heureusement chaude et le sac de couchage encore sec, alors en un rien de temps, on est de nouveau bien au chaud dans notre tente aménagée. Pas mal d'affaires ont quand même pris l'eau dans nos sacs à dos, alors on espère que demain le soleil brillera pour tout faire sécher. La prochaine fois, par mauvais temps, on prendra quand même un peu plus de précautions en faisant les sacs...

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